La Libertà Non Sta Nello Scegliere Tra Bianco E Nero, Ma Nel Sottrarsi A Questa Scelta Prescritta. (Theodor W.Adorno)
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martedì 1 febbraio 2022
sabato 29 luglio 2017
martedì 31 maggio 2016
venerdì 1 aprile 2016
sabato 19 marzo 2016
L’Unità d’Italia non ha mai fine
Qualche giorno fa, il 17 marzo 2016, in un teatro di Cagliari, è stata celebrata la “Giornata dell’Unità nazionale, della costituzione, dell’inno e della bandiera” (qui)
Il titolo della manifestazione era “L’Unità d’Italia non ha
mai fine”.
Chissà le risate di Carlo V*, degli imperatori
cinesi**, di quelli giapponesi***, di Carlo Magno,
di Adolf Hitler, dell’imperatore Augusto (e gli altri****), dei
califfi*****, che anche oggi hanno chiesto
a Léo
Ferré di cantare “Avec le temps”.
*“Sul mio impero non tramonta mai il sole”
**qui
***qui
****qui
*****qui
domenica 23 agosto 2015
mercoledì 6 maggio 2015
lunedì 4 maggio 2015
La vie s'écoule, la vie s'enfuit (testo di Raoul Vaneigem)
La Vie S'ecoule La Vie S'enfuit
La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui.
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies.
Le travail tue, le travail paie,
Le temps s'achète au supermarché.
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu.
Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objet.
Sans le rêve et sans realité
Aux images nous sommes condamnés.
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé.
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence.
Brûlez* repères de curés
Nids de marchands, de policiers,
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête.
Les fusils vers nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner.
Plus de dirigeants, plus d'état
Pour profiter de nos combats.
[La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui.
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies.]**
* "Tremblez" dans la version de Gilles Servat.
** Le premier couplet n'est répété à la fin que dans la version de Gilles Servat.
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies.
Le travail tue, le travail paie,
Le temps s'achète au supermarché.
Le temps payé ne revient plus
La jeunesse meurt de temps perdu.
Les yeux faits pour l'amour d'aimer
Sont le reflet d'un monde d'objet.
Sans le rêve et sans realité
Aux images nous sommes condamnés.
Les fusillés, les affamés
Viennent vers nous du fond du passé.
Rien n'a changé mais tout commence
Et va mûrir dans la violence.
Brûlez* repères de curés
Nids de marchands, de policiers,
Au vent qui sème la tempête
Se récoltent les jours de fête.
Les fusils vers nous dirigés
Contre les chefs vont se retourner.
Plus de dirigeants, plus d'état
Pour profiter de nos combats.
[La vie s'écoule, la vie s'enfuit
Les jours défilent au pas de l'ennui.
Parti des rouges, parti des gris
Nos révolutions sont trahies.]**
* "Tremblez" dans la version de Gilles Servat.
** Le premier couplet n'est répété à la fin que dans la version de Gilles Servat.
Versione italiana di Riccardo Venturi
(2002)
(2002)
LA VITA SCORRE E FUGGE VIA
La vita scorre e fugge via,
I giorni sfilano a passo di noia.
Partito dei rossi, partito dei grigi,
Le nostre rivoluzioni sono tradite.
Il lavoro ammazza, il lavoro paga,
Il tempo si compra al supermercato.
Il tempo pagato non torna più,
La giovinezza muore di tempo perso.
Gli occhi fatti per l'amore d'amare
Riflettono solo un mondo di cose.
Senza sogni e senza realtà
Alle immagini siamo condannati.
I fucilati, gli affamati
Vengono a noi dal fondo del passato.
Niente è cambiato, ma tutto comincia
E maturerà nella violenza.
Bruciate*, tane di preti,
Nidi di mercanti e di sbirri,
Al vento che semina tempesta
Si raccolgono i giorni di festa.
I fucili verso di noi puntati
Verso i capi saranno rivolti.
Niente piu' dirigenti, niente più stato
A profittare delle nostre lotte.
[La vita scorre e fugge via,
I giorni sfilano a passo di noia.
Partito dei Rossi, partito dei Grigi,
Le nostre rivoluzioni sono tradite.]**
* "Tremate" nella versione di Gilles Servat.
** La prima strofa è ripetuta alla fine solo nella versione di Gilles Servat.
La vita scorre e fugge via,
I giorni sfilano a passo di noia.
Partito dei rossi, partito dei grigi,
Le nostre rivoluzioni sono tradite.
Il lavoro ammazza, il lavoro paga,
Il tempo si compra al supermercato.
Il tempo pagato non torna più,
La giovinezza muore di tempo perso.
Gli occhi fatti per l'amore d'amare
Riflettono solo un mondo di cose.
Senza sogni e senza realtà
Alle immagini siamo condannati.
I fucilati, gli affamati
Vengono a noi dal fondo del passato.
Niente è cambiato, ma tutto comincia
E maturerà nella violenza.
Bruciate*, tane di preti,
Nidi di mercanti e di sbirri,
Al vento che semina tempesta
Si raccolgono i giorni di festa.
I fucili verso di noi puntati
Verso i capi saranno rivolti.
Niente piu' dirigenti, niente più stato
A profittare delle nostre lotte.
[La vita scorre e fugge via,
I giorni sfilano a passo di noia.
Partito dei Rossi, partito dei Grigi,
Le nostre rivoluzioni sono tradite.]**
* "Tremate" nella versione di Gilles Servat.
** La prima strofa è ripetuta alla fine solo nella versione di Gilles Servat.
sabato 25 aprile 2015
Ils sont tombés - Charles Aznavour
Ils sont tombés sans trop savoir pourquoi
Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
Avec des gestes lourds comme des hommes livres
Mutilés, massacrés les yeux ouverts de effroi
Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
En troupeaux de désert titubant en cohorte
Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu
Hommes, femmes et enfants qui ne voulaient que vivre
Avec des gestes lourds comme des hommes livres
Mutilés, massacrés les yeux ouverts de effroi
Ils sont tombés en invoquant leur Dieu
Au seuil de leur église ou le pas de leur porte
En troupeaux de désert titubant en cohorte
Terrassés par la soif, la faim, le fer, le feu
Nul ne éleva la voix dans un monde euphorique
Tandis que croupissait un peuple dans son sang
Le Europe découvrait le jazz et sa musique
Les plaintes de trompettes couvraient les cris d'enfants
Ils sont tombés pudiquement sans bruit
Par milliers, par millions, sans que le monde bouge
Devenant un instant minuscules fleurs rouges
Recouverts par un vent de sable et puis d'oubli
Tandis que croupissait un peuple dans son sang
Le Europe découvrait le jazz et sa musique
Les plaintes de trompettes couvraient les cris d'enfants
Ils sont tombés pudiquement sans bruit
Par milliers, par millions, sans que le monde bouge
Devenant un instant minuscules fleurs rouges
Recouverts par un vent de sable et puis d'oubli
Ils sont tombés les yeux plein de soleil
Comme un oiseau qu'en vol une balle fracasse
Pour mourir ne importe où et sans laisser de traces
Ignorés, oubliés dans leur dernier sommeil
Ils sont tombés en croyant ingénus
Que leurs enfants pourraient continuer leur enfance
Que un jour ils fouleraient des terres de espérance
Dans des pays ouverts de hommes aux mains tendues
Moi je suis de ce peuple qui dort sans sépulture
Que a choisi de mourir sans abdiquer sa foi
Qui ne a jamais baissé la tête sous le injure
Qui survit malgré tout et qui ne se plaint pas
Ils sont tombés pour entrer dans la nuit
Éternelle des temps au bout de leur courage
La mort les a frappés sans demander leur âge
Puisque ils étaient fautifs de être enfants de Arménie.
Comme un oiseau qu'en vol une balle fracasse
Pour mourir ne importe où et sans laisser de traces
Ignorés, oubliés dans leur dernier sommeil
Ils sont tombés en croyant ingénus
Que leurs enfants pourraient continuer leur enfance
Que un jour ils fouleraient des terres de espérance
Dans des pays ouverts de hommes aux mains tendues
Moi je suis de ce peuple qui dort sans sépulture
Que a choisi de mourir sans abdiquer sa foi
Qui ne a jamais baissé la tête sous le injure
Qui survit malgré tout et qui ne se plaint pas
Ils sont tombés pour entrer dans la nuit
Éternelle des temps au bout de leur courage
La mort les a frappés sans demander leur âge
Puisque ils étaient fautifs de être enfants de Arménie.
martedì 9 dicembre 2014
martedì 23 settembre 2014
17 anni
La notizia.
Un giovane di 28 anni è stato picchiato a morte
da uno di 17.
Sì, però molestava i passanti…
Un giovane.
Ho capito, ma è successo a Tor Pignattara, la
gente è esasperata...
28 anni.
Ha cominciato lui, gli ha sputato…
Picchiato a morte. Era un ubriaco senza fissa
dimora…
Massacrato in strada. Il 17enne voleva difendere
i passanti, è stato coraggioso…
Ucciso di botte.
Proprio qualche giorno fa si sono accoltellati
dei romeni proprio in quella zona…
Un ragazzo. E’ colpa di questo multiculturalismo
buonista…
Morto per uno sputo.
E’ il fallimento della società plurale…
Ammazzato da un altro ragazzo, più giovane.
Chiudiamo le frontiere…
Un ragazzo che ha ora le mani insanguinate.
Io non sono razzista, ma se rimaneva al paese
suo…
Assassino a 17 anni…
in quel paese bastardo che e` diventata
l’Italia succede anche che a Torpignattara, Roma, mica dopo Eboli, un ragazzo
di diciassette uccida a calci e pugni un ubriaco che dava fastidio e gli aveva
sputato in faccia, e venga arrestato, e parte una manifestazione di
solidarieta`, con un sit-in buonista, che i media pubblicizzano senza un
commento, giusto per documentare a che livello di degrado siamo arrivati…
continua
quimartedì 18 marzo 2014
19 marzo 1993: Admira e Bosko vengono uccisi dai cecchini, a Sarajevo, durante l’ultima guerra in Bosnia.
Kurt Schork, un giornalista di guerra, in quel tempo a Sarajevo, raccontò qui la storia di Admira e Bosko (metà delle ceneri di Kurt Schork sono seppellite nel cimitero di Sarajevo, affianco alla tomba di quei due innamorati).
Admira raccoglieva
sassi e fiori lungo la Sava
con gli occhi di Boško negli occhi
che contro tutto e tutti la guardava
sassi e fiori lungo la Sava
con gli occhi di Boško negli occhi
che contro tutto e tutti la guardava
Boško un altro Dio, un’altra gente
la pelle di un più leggero chiarore
ma l’identica voglia di raccoglierle fiori
l’identico amore
la pelle di un più leggero chiarore
ma l’identica voglia di raccoglierle fiori
l’identico amore
oltre il ponte la neve
non macchia di rosso
e d’inverno è candida e lieve
e bianca come la tua pelle Bôsko
e di notte puoi ancora fermarti
a guardare le stelle
oltre il ponte nel vento
non crepita più la mitraglia
e non sa di battaglia
gli puoi affidare
una lettera, un sogno d’amore
gli puoi sussurrare
non macchia di rosso
e d’inverno è candida e lieve
e bianca come la tua pelle Bôsko
e di notte puoi ancora fermarti
a guardare le stelle
oltre il ponte nel vento
non crepita più la mitraglia
e non sa di battaglia
gli puoi affidare
una lettera, un sogno d’amore
gli puoi sussurrare
ma il ponte è lungo, il ponte è lontano
e non si passa in due per mano
il ponte è lungo ma già scende il sole
e i soldati non sparano più
nel giorno che muore
e non si passa in due per mano
il ponte è lungo ma già scende il sole
e i soldati non sparano più
nel giorno che muore
Admira, pelle di pruno
occhi di mandorle amare
che non hanno mai visto la pace, o l’hai vista
e non sai ricordare
occhi di mandorle amare
che non hanno mai visto la pace, o l’hai vista
e non sai ricordare
Boško, mio unico amore
disertore di un odio nemico
dimmi tu se c’è un posto che il sole non sanguina
ed il fuoco ci è amico
disertore di un odio nemico
dimmi tu se c’è un posto che il sole non sanguina
ed il fuoco ci è amico
oltre il ponte le dita
non si allacciano solo ai fucili
a strappare la vita
oltre il ponte le dita
si allacciano ancora a guardare
la Sava fiorita
oltre il ponte si muore
abbracciati soltanto d’amore
le labbra ed il cuore
san guardare
al di là della guerra e del male
sanno ancora parlare
non si allacciano solo ai fucili
a strappare la vita
oltre il ponte le dita
si allacciano ancora a guardare
la Sava fiorita
oltre il ponte si muore
abbracciati soltanto d’amore
le labbra ed il cuore
san guardare
al di là della guerra e del male
sanno ancora parlare
ma il ponte è lungo e non è lontano
amore mio, adesso corriamo
ma il ponte è lungo e ci separiamo
ma appena di là
ridammi la mano…
amore mio, adesso corriamo
ma il ponte è lungo e ci separiamo
ma appena di là
ridammi la mano…
Admira e Boško
lei musulmana, lui serbo ortodosso
furono uccisi sul ponte di Vrbanja in Bosnia
nel maggio del 1993
mentre cercavano di fuggire insieme dalla guerra
i loro corpi rimasero stesi abbracciati sul ponte
li portarono via otto giorni più tardi
…quando cessò il fuoco.
lei musulmana, lui serbo ortodosso
furono uccisi sul ponte di Vrbanja in Bosnia
nel maggio del 1993
mentre cercavano di fuggire insieme dalla guerra
i loro corpi rimasero stesi abbracciati sul ponte
li portarono via otto giorni più tardi
…quando cessò il fuoco.
Amira et Bochko s’aimaient d’amour tendre
Mais à Sarajevo qui aurait pu comprendre
Que le coeur d’une musulmane
Puisse battre pour celui
Que la raison condamne
Le Serbe, l’ennemi… l’ennemi
Mais à Sarajevo qui aurait pu comprendre
Que le coeur d’une musulmane
Puisse battre pour celui
Que la raison condamne
Le Serbe, l’ennemi… l’ennemi
Mais de l’autre côte du pont
C’est déjà la frontière
De l’autre côté du pont
Il n’y a pas la guerre
Les soldats comprendront
Ils sont tous de notre âge
De l’autre côté du pont
On fera un beau mariage
On fera un beau mariage
C’est déjà la frontière
De l’autre côté du pont
Il n’y a pas la guerre
Les soldats comprendront
Ils sont tous de notre âge
De l’autre côté du pont
On fera un beau mariage
On fera un beau mariage
Amira et Bochko marchent vers l’autre rive
Les mains nues, le coeur gros et l’âme bien naïve
“Soldats, ne tirez pas!
On est jeune et on s’aime
La guerre on n’en veut pas
Où est donc le problème…
Nous on s’aime”.
Les mains nues, le coeur gros et l’âme bien naïve
“Soldats, ne tirez pas!
On est jeune et on s’aime
La guerre on n’en veut pas
Où est donc le problème…
Nous on s’aime”.
Mais de l’autre côté du pont
Ou de ce côté qu’importe
C’est la loi du canon
C’est l’horreur qui l’emporte
Amira et Bochko
Les yeux dans les étoiles
En un parfait duo
Tombent sous la rafale
Tombent sous la rafale
Ou de ce côté qu’importe
C’est la loi du canon
C’est l’horreur qui l’emporte
Amira et Bochko
Les yeux dans les étoiles
En un parfait duo
Tombent sous la rafale
Tombent sous la rafale
Amira et Bochko foudroyés en plein rêve
Dorment depuis bientôt quatre nuits sous la neige
Et personne n’accourt
Ni Musulmans, ni Serbes,
Juste quelques vautours
Pas une fleur, pas une gerbe… pas une gerbe.
Dorment depuis bientôt quatre nuits sous la neige
Et personne n’accourt
Ni Musulmans, ni Serbes,
Juste quelques vautours
Pas une fleur, pas une gerbe… pas une gerbe.
Mais de l’autre côté du pont
C’est déjà la frontière
De l’autre côté du pont
En on a rien à faire
Le fleuve sous le pont
Coule toujours le même
Y a que dans les chansons
Qu’on fête ceux qui s’aiment
Qu’on fête ceux qui s’aiment.
C’est déjà la frontière
De l’autre côté du pont
En on a rien à faire
Le fleuve sous le pont
Coule toujours le même
Y a que dans les chansons
Qu’on fête ceux qui s’aiment
Qu’on fête ceux qui s’aiment.
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venerdì 13 dicembre 2013
Il nostro bisogno di consolazione è impossibile da saziare - Stig Dagerman (cantano "Têtes Raides")
Il nostro
bisogno di consolazione è impossibile da saziare
Sono privo di fede
e non posso dunque essere felice, poiché un uomo che rischia di temere che la
sua vita sia un’erranza assurda verso una morte certa non può essere felice.
Non ho ricevuto in eredità né un dio né un punto fermo sulla terra da cui possa
attirare l’attenzione di un dio. Non ho ereditato nemmeno il furore ben celato
dello scettico, le astuzie sottili del razionalista o l’ardente innocenza
dell’ateo. Non oso dunque gettare alcuna pietra su colei che crede in cose che
non mi ispirano che il dubbio o su colui che venera il suo dubbio come se
non fosse egli stesso circondato dalle tenebre. Questa pietra colpirebbe me
stesso, perché di una cosa sono convinto: che il bisogno di consolazione che ha
l’uomo è impossibile da saziare.
Per quel che mi
riguarda, cerco la consolazione come il cacciatore bracca la preda. Dovunque io
creda di scorgerla nella foresta, tiro. Spesso non raggiungo che il vuoto ma, a
volte, una preda cade ai miei piedi. E, poiché so che la consolazione non dura
che il tempo di un soffio di vento sulla cima di una albero, mi affretto ad
appropriarmi della mia vittima.
Cosa stringo
allora tra le braccia?
Poiché sono
solitario: una donna amata o un infelice compagno di strada. Poiché sono poeta:
un arco di parole che tendo sentendomi pervadere di gioia e di spavento. Poiché
sono prigioniero: un spiraglio improvviso di libertà. Poiché sono minacciato
dalla morte: un animale caldo e vivo, un cuore che batte irridente. Poiché sono
minacciato dal mare: uno scoglio d’inamovibile granito.
Ma ci sono delle
consolazioni che vengono a me senza essere invitate e che riempiono la mia
camera di mormorii odiosi: “Io sono il tuo piacere: amali tutti! Io sono il tuo
talento: fanne cattivo uso quanto di te stesso! Io sono il tuo desiderio di
godimento: che vivano solo i buongustai! Io sono la tua solitudine:
disprezza gli uomini! Io sono la tua aspirazione alla morte: allora tronca!”
Il filo del rasoio
è ben stretto. Vedo la mia vita minacciata da due pericoli: dalle bocche avide
della golosità da un lato e, dall’altro, dall’amarezza dell’avarizia che
si nutre di se stessa. Ma tengo a rifiutare di scegliere tra l’orgia e
l’ascesi, anche se devo a causa di questo subire il supplizio della griglia dei
miei desideri. Per me, non basta sapere che, poiché non siamo liberi dei nostri
atti, tutto è scusabile. Ciò che cerco, non è una scusa alla mia vita ma
esattamente il contrario di una scusa: il perdono. In effetti, quando la mia
disperazione mi dice: “Disperati, perché ogni giorno non è che una tregua fra
due notti”, la falsa consolazione mi grida: “Spera, perché ogni notte non è che
una tregua tra due giorni.”
Ma l’umanità non
sa che farsene di una consolazione in forma di motto di spirito: essa ha
bisogno di una consolazione che illumini. E colui che si augura di diventare
malvagio, cioè di diventare un uomo che agisca come se ogni azione fosse
difendibile, deve almeno avere la bontà di farlo notare quando vi riesce.
Nessuno può
elencare tutti i casi in cui la consolazione è una necessità. Nessuno sa quando
cadrà il crepuscolo e la vita non è un problema che possa essere risolto
separando la luce dall’oscurità e i giorni dalle notti. E’un viaggio
imprevedibile fra due luoghi che non esistono. Posso, per esempio, camminare
sulla riva e sentire d’improvviso la sfida spaventosa che l’eternità lancia
alla mia esistenza nel movimento perpetuo del mare e nella fuga perpetua del
vento. Che diventa allora il tempo, se non una consolazione per il fatto che
niente di ciò che è umano dura. […]
Posso riempire
tutti i miei fogli bianchi con le più belle combinazioni di parole che possa
immaginare il mio cervello. Dato che desidero assicurarmi che la mia vita non
sia assurda e che io non sia solo sulla terra, raccolgo tutte le parole in un
libro e lo offro al mondo. In cambio questo mi dà ricchezza, la fama e il
silenzio. Ma che posso farmene di questo denaro e che piacere può darmi
contribuire al progresso della letteratura? Non desidero che ciò che non avrò:
la conferma che le mie parole hanno toccato il cuore del mondo. Che diventa
allora il mio talento se non una consolazione per la mia solitudine? Ma che
consolazione spaventosa, che riesce solo a farmi vivere la solitudine con
intensità cinque volte maggiore! […]
Non possiedo
filosofia nella quale possa muovermi come il pesce nell’acqua o l’uccello nel
cielo. Tutto ciò che possiedo è un duello, e questo duello si libera, a ogni
attimo della mia vita, fra le false consolazioni, che non fanno che accrescere
la mia impotenza e rendere più profonda la mia disperazione, e quelle vere, che
mi portano verso una liberazione temporanea. Dovrei forse dire: la vera perché, in verità, non esiste per me
che una sola consolazione che sia reale, quella che mi dice che sono un uomo
libero, un individuo inviolabile, un essere sovrano all’interno dei miei
limiti.
Ma la libertà
comincia dalla schiavitù e la sovranità dalla dipendenza. Il segno più certo
della mia servitù è la mia paura di vivere. Il segno definitivo della mia
libertà è il fatto che la mia paura lascia libero campo alla gioia tranquilla
dell’indipendenza. Si direbbe che ho bisogno della dipendenza per poter
finalmente conoscere la consolazione d’essere un uomo libero, ed è certamente
vero. Alla luce dei miei atti, mi accorgo che tutta la mia vita sembra non
avere avuto per scopo che di fare la mia stessa infelicità. Ciò che dovrebbe
portarmi la libertà mi porta la schiavitù e le pietre al posto del pane.
Uomini diversi
hanno padroni diversi. Io, per esempio, sono a tal punto schiavo del mio
talento che non ho il coraggio di farne uso per timore d’averlo perso. Sono poi
così schiavo del mio nome da non osare quasi scrivere una riga per paura di
arrecargli danno. E quando infine giunge la depressione, sono schiavo anche di
quella. Il mio più grande desiderio diventa quello di trattenerla, il mio più
grande piacere è sentire che il mio unico valore stava in ciò che credo di aver
perduto: la capacità di creare bellezza a partire dalla mia disperazione, dal
mio disgusto e dalle mie debolezze. Con gioia amara voglio vedere le mie case
crollare e me stesso sepolto sotto la neve dell’oblio. Ma la depressione è una
bambola russa e dentro all’ultima sono riposti un coltello, una lametta da
barba, del veleno, un’acqua profonda e un salto da una grande altezza. Finisco
per essere schiavo di tutti questi strumenti di morte. Mi seguono come cani, o
sono io a seguirli come un cane. E mi pare di capire che il suicidio è l’unica
prova della libertà umana.
Ma, giungendo da
una direzione che ancora non sospetto, ecco che si avvicina il miracolo della
liberazione. Ciò può verificarsi sulla riva e la stessa eternità che, poco fa,
suscitava il mio spavento è ora testimone del mio accesso alla libertà. In che
consiste, dunque, questo miracolo? Semplicemente nella scoperta improvvisa che
nessuno, nessuna potenza, nessun essere umano, ha il diritto di esprimere nei
miei confronti esigenze tali che il mio desiderio di vivere ne sia indebolito.
Perché se il desiderio non esiste, chi allora può esistere?
Poiché mi trovo
sulla riva del mare, dal mare posso imparare. Nessuno ha il diritto di
pretendere dal mare che sorregga tutte le imbarcazioni o dal vento che gonfi
costantemente tutte le vele. Allo stesso modo, nessuno ha il diritto di
pretendere da me che la mia vita consista nell’essere prigioniero di certe
funzioni. Per me, non si tratta del dovere prima di tutto: prima di tutto è la
vita. Come ogni essere umano, devo avere diritto a dei momenti in cui posso
farmi da parte e sentire di non essere solo un elemento di una massa chiamata
popolazione terrestre, ma di essere anche un’unità autonoma.
Solo momenti così
posso essere libero davanti a tutte quelle consapevolezze sulla vita che,
prima, hanno causato la mia disperazione. Posso riconoscere che il mare e il vento
non potranno che sopravvivermi, e che l’eternità non si cura di me. Ma chi
chiede a me di curarmi dell’eternità? La mia vita è breve solo se la colloco
sul patibolo del tempo. Le possibilità della mia vita sono limitate solo se
faccio il conto della quantità di parole o di libri che avrò il tempo di
produrre prima della mia morte. Ma chi mi chiede di fare questo conto? Il tempo
è una falsa misura per la vita. Il tempo è in fondo uno strumento di misura
privo di valore, perché tocca esclusivamente le mura esterne della mia vita.
Ma tutto quel che
mi accade di importante, tutto ciò che dà alla mia vita il suo contenuto
meraviglioso – l’incontro con una persona amata, una carezza sulla pelle, un
aiuto nel momento del bisogno, lo spettacolo del chiaro di luna, una gita in
barca a vela sul mare, la gioia che dà un bambino, il brivido di fronte alla
bellezza – tutto questo si svolge totalmente al di fuori del tempo. Perché poco
importa che io incontri la bellezza per un secondo o nello spazio di cent’anni.
Non solo la felicità si situa ai margini del tempo, ma essa nega anche ogni
relazione tra il tempo e la vita.
Depongo dunque il
fardello del tempo dalle mie spalle e, con esso, quello delle prestazioni che
da me si pretendono. La mia vita non è qualcosa che si debba misurare. Né il
salto del capriolo né il sorgere del sole sono delle prestazioni. E nemmeno una
vita umana è una prestazione, ma qualcosa che cresce e cerca di raggiungere la
perfezione. E ciò che è perfetto non dà prestazioni: ciò che è perfetto opera
in stato di quiete. È assurdo sostenere che il mare esista per sorreggere
flotte e delfini. Certo, lo fa, ma conservando la sua libertà. Ed è altrettanto
assurdo affermare che l’uomo esiste per qualcos’altro che non sia il vivere.
Certo, egli alimenta macchine o scrive libri, ma potrebbe fare qualsiasi altra
cosa. L’essenziale è che faccia quel che fa mantenendo la propria libertà e con
la chiara coscienza di avere in sé – come ogni altro dettaglio della creazione
– il proprio fine. Egli riposa in se stesso come un ciottolo sulla sabbia.
Posso anche
affrancarmi dal potere della morte. Certo, non potrò mai liberarmi dal pensiero
che la morte segue i miei passi, e tanto meno negare la sua realtà. Ma posso
ridurre la minaccia fino ad annullarla non ancorando la mia vita a punti
d’appoggio tanto precari come il tempo e la fama.
Per contro, non è
in mio potere di restare in eterno rivolto verso il mare e comparare la sua
libertà con la mia. Arriverà il momento in cui dovrò rivolgermi verso la terra
e affrontare gli organizzatori dell’oppressione di cui sono vittima. Ciò che
sarò allora costretto a riconoscere, è che l’uomo ha dato alla sua vita delle
forme che, almeno in apparenza, sono più forti di lui. Anche con la mia libertà
così recente non le posso rompere, non posso che sospirare sotto il loro peso.
Per contro, fra le esigenze che pesano sull’uomo, posso vedere quali sono
assurde e quali sono ineluttabili. Secondo me, una specie di libertà è persa
per sempre o a lungo. È la libertà che viene dalla capacità di possedere il
proprio elemento. Il pesce possiede il suo, così come l’uccello o l’animale
terrestre. Thoreau aveva ancora la foresta di Walden – ma dov’è ora la foresta
nella quale l’essere umano possa provare che è possibile vivere in libertà al di
fuori delle rigide forme della società?
Sono obbligato a
rispondere: da nessuna parte. Se voglio vivere libero, occorre per il momento
che lo faccia all’interno di queste forme. Il mondo è dunque più forte di me.
Al suo potere non ho nulla da opporre se non me stesso – ma, d’altro canto,
questo non è poco. Poiché, fintanto che non mi lascio schiacciare dalla
quantità, anch’io sono una potenza. E il mio potere è temibile fintanto che io
posso opporre la forza delle mie parole a quella del mondo, perché colui che
costruisce prigioni si esprime meno bene di colui che costruisce la
libertà. Ma la mia potenza non conoscerà più limiti il giorno in cui non
avrò che il silenzio per difendere la mia inviolabilità, perché nessuna ascia
può intaccare il silenzio vivente.
Questa è la mia
sola consolazione. So che le ricadute nella disperazione saranno numerose e
profonde, ma il ricordo del miracolo della liberazione mi porta come un’ala
verso una meta che mi dà la vertigine: una consolazione che sia più di una
consolazione e più grande di una filosofia, cioè: una ragione di vivere.
Je suis dépourvu de foi et ne puis donc être heureux, car un homme qui risque de craindre que sa vie soit une errance absurde vers une mort certaine ne peut être heureux. Je n’ai reçu en héritage ni dieu, ni point fixe sur la terre d’où je puisse attirer l’attention d’un dieu : on ne m’a pas non plus légué la fureur bien déguisée du sceptique, les ruses de Sioux du rationaliste ou la candeur ardente de l’athée. Je n’ose donc jeter la pierre ni à celle qui croit en des choses qui ne m’inspirent que le doute, ni à celui qui cultive son doute comme si celui-ci n’était pas, lui aussi, entouré de ténèbres. Cette pierre m’atteindrait moi-même car je suis bien certain d’une chose : le besoin de consolation que connaît l’être humain est impossible à rassasier.
En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.
Qu’ai-je alors entre mes bras ?
Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.
Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même !
Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls : par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse : le pardon. L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir. En effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.
Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !
Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !
Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. Etant donné que je cherche à m’assurer que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. En retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de la littérature – je ne désire que ce que je n’aurai pas : confirmation de ce que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce n’est une consolation pour le fait que je suis seul – mais quelle épouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !
Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !
Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort !
En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.
Qu’ai-je alors entre mes bras ?
Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. Puisque je suis menacé par la mer : un récif de granit bien dur.
Mais il y a aussi des consolations qui viennent à moi sans y être conviées et qui remplissent ma chambre de chuchotements odieux : Je suis ton plaisir – aime-les tous ! Je suis ton talent – fais-en aussi mauvais usage que de toi-même !
Le fil du rasoir est bien étroit. Je vois ma vie menacée par deux périls : par les bouches avides de la gourmandise, de l’autre par l’amertume de l’avarice qui se nourrit d’elle-même. Mais je tiens à refuser de choisir entre l’orgie et l’ascèse, même si je dois pour cela subir le supplice du gril de mes désirs. Pour moi, il ne suffit pas de savoir que, puisque nous ne sommes pas libres de nos actes, tout est excusable. Ce que je cherche, ce n’est pas une excuse à ma vie mais exactement le contraire d’une excuse : le pardon. L’idée me vient finalement que toute consolation ne prenant pas en compte ma liberté est trompeuse, qu’elle n’est que l’image réfléchie de mon désespoir. En effet, lorsque mon désespoir me dit : Perds confiance, car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits, la fausse consolation me crie : Espère, car chaque nuit n’est qu’une trêve entre deux jours.Mais l’humanité n’a que faire d’une consolation en forme de mot d’esprit : elle a besoin d’une consolation qui illumine. Et celui qui souhaite devenir mauvais, c’est-à-dire devenir un homme qui agisse comme si toutes les actions étaient défendables, doit au moins avoir la bonté de le remarquer lorsqu’il y parvient.
Personne ne peut énumérer tous les cas où la consolation est une nécessité. Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n’est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours par les nuits, c’est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas. Je peux, par exemple, marcher sur le rivage et ressentir tout à coup le défi effroyable que l’éternité lance à mon existence dans le mouvement perpétuel de la mer et dans la fuite perpétuelle du vent. Que devient alors le temps, si ce n’est une consolation pour le fait que rien de ce qui est humain ne dure – et quelle misérable consolation, qui n’enrichit que les Suisses !
Je peux rester assis devant un feu dans la pièce la moins exposée de toutes au danger et sentir soudain la mort me cerner. Elle se trouve dans le feu, dans tous les objets pointus qui m’entourent, dans le poids du toit et dans la masse des murs, elle se trouve dans l’eau, dans la neige, dans la chaleur et dans mon sang. Que devient alors le sentiment humain de sécurité si ce n’est une consolation pour le fait que la mort est ce qu’il y a de plus proche de la vie – et quelle misérable consolation, qui ne fait que nous rappeler ce qu’elle veut nous faire oublier !
Je peux remplir toutes mes pages blanches avec les plus belles combinaisons de mots que puisse imaginer mon cerveau. Etant donné que je cherche à m’assurer que ma vie n’est pas absurde et que je ne suis pas seul sur la terre, je rassemble tous ces mots en un livre et je l’offre au monde. En retour, celui-ci me donne la richesse, la gloire et le silence. Mais que puis-je bien faire de cet argent et quel plaisir puis-je prendre à contribuer au progrès de la littérature – je ne désire que ce que je n’aurai pas : confirmation de ce que mes mots ont touché le cœur du monde. Que devient alors mon talent si ce n’est une consolation pour le fait que je suis seul – mais quelle épouvantable consolation, qui me fait simplement ressentir ma solitude cinq fois plus fort !
Je peux voir la liberté incarnée dans un animal qui traverse rapidement une clairière et entendre une voix qui chuchote : Vis simplement, prends ce que tu désires et n’aie pas peur des lois ! Mais qu’est-ce que ce bon conseil si ce n’est une consolation pour le fait que la liberté n’existe pas – et quelle impitoyable consolation pour celui qui s’avise que l’être humain doit mettre des millions d’années à devenir un lézard !
Pour finir, je peux m’apercevoir que cette terre est une fosse commune dans laquelle le roi Salomon, Ophélie et Himmler reposent côte à côte. Je peux en conclure que le bourreau et la malheureuse jouissent de la même mort que le sage, et que la mort peut nous faire l’effet d’une consolation pour une vie manquée. Mais quelle atroce consolation pour celui qui voudrait voir dans la vie une consolation pour la mort !
martedì 17 settembre 2013
La musica è finita - Giorgio Maimone
pubblico nella sua totalità un articolo di Giorgio Maimone su una questione interessante e importante, molti abbiamo pensato più di una volta alle cose che dice Giorgio Maimone, ma mai le avevo viste scritte con tanta chiarezza e disillusione.
come si da a dargli torto, quello che dice vale anche per il calcio, secondo me, chi ha visto giocare Maradona e Baggio e Zola, come fa ad appassionarsi al calcio di oggi, chi ha visto l'Olanda del '74 come fa a riprovare gli stessi entusiasmi oggi?
torno alla musica, penso alla Francia, dopo Jacques Brel, George Brassens, Yves Montand, Leo Ferrè, Aznavour (cito solo loro, ma penso che ne sarebbero anche altri, mi sa) questi anni c'è stato qualcun'altro di quel livello?
poi è vero, come dice Maimone, che ce n'è diversi bravi, ma sono e restano nani, troppo spesso, davanti ai giganti che sono spesso morti o hanno lasciato - franz
come si da a dargli torto, quello che dice vale anche per il calcio, secondo me, chi ha visto giocare Maradona e Baggio e Zola, come fa ad appassionarsi al calcio di oggi, chi ha visto l'Olanda del '74 come fa a riprovare gli stessi entusiasmi oggi?
torno alla musica, penso alla Francia, dopo Jacques Brel, George Brassens, Yves Montand, Leo Ferrè, Aznavour (cito solo loro, ma penso che ne sarebbero anche altri, mi sa) questi anni c'è stato qualcun'altro di quel livello?
poi è vero, come dice Maimone, che ce n'è diversi bravi, ma sono e restano nani, troppo spesso, davanti ai giganti che sono spesso morti o hanno lasciato - franz
La musica è finita, sì. La gioia che mi dava ascoltare a turno la
voce di Bob Dylan, di Fabrizio De André, di Francesco De Gregori o di Van
Morrison è sfumata in un silenzio che sa di morte, di funerale , di De
profundis. La musica è finita nel senso che sono finite le canzoni, che non ci
sono più spinte vitali, che nessuno scrive niente che possa interessare. Alcuni
parlano del mondo, altri di sé. I primi hanno per referente le pagine dei
giornali, i secondi il proprio ombelico. La musica è però finita, perché non sa
più raccontare la società, non ci sa dire chi siamo, non ci sa fotografare. Sì,
ogni tanto qualche bagliore emerge, ma mancano i cantautori eponimi, manca chi,
con un endecasillabo ben temprato sappia (o voglia, o possa) trovare il modo
per raccontarci. Fate mente locale: le prima canzoni di De André non erano un
magnifico ritratto dell'Italietta degli anni '60? Così ipocrita, meschina,
stretta tra le sue mille ipocrisie e le sue puttane di alto e basso bordo? È
Bob Dylan non ci ha forse saputo dare appieno la luce ed i bagliori di una
diversa cultura, in maturazione sul l'altra sponda dell'Atlantico? O forse De
Gregori non ci ha raccontato gli anni di mezzo, da quelli di piombo a quelli di
niente attuali. La storia siamo noi. O meglio, la eravamo. Ora ci sentiamo
esclusi. Ora guardo fuori e vedo un mondo incattivito e smarrito, una società
alla deriva, con valori etici allo sbando e una cattiveria di fondo
irrecuperabile. Homo homini lupus, molto più di prima. Eppure ... tutto questo
nelle canzoni non c'è. Non c'è internet, non ci sono i social network, gli
smartphone, un mondo del lavoro che sta chiudendo per fallimento, rapporti
umani onerosi, onusti e consumati, dove, anche lì, non si sa più dove andare.
Se è solo sesso è fatto male. Sostenuto chimicamente, praticato atleticamente,
ma perso anni luce lontano da amore, progetti, stili di vita da reinventare. Se
è possesso invece diventa negazione della vita, tormento, femminicidio. La
musica è finita. Non ci sa raccontare l'Italia di Berlusconi, di Grillo, dei
politici imbelli, degli zimbelli televisivi, dello strapotere di You Tube, del
cyber-ululato, dal vuoto dei valori. È finita come parole, ma è finita anche
come musica. L'unica novità dagli anni '90 in qua, indipendentemente da
qualsiasi valore gli si voglia dare, è stato il rap. L'unica. Poi il silenzio.
Niente di nuovo sul fronte occidentale, niente a levante, niente a occidente.
Il rock, il progressive, il grunge, l'hard rock, il talking blues, il country,
il folk, la New wave avevano tutti portato qualcosa, avevano tutti gettato semi
che sono germogliati o meno, in modo più o meno fruttifero, ma ogni tanto il
vento del nuovo scuoteva le piazze e divideva figli e genitori, nonni e nipoti.
Ora è stasi. La forma canzone è invecchiata senza sapersi reinventare, seguendo
un processo che la musica classica ha compiuto nelle secolo scorso: crisalide
cristallizzata in un bozzolo da cui mai più uscirà una farfalla, una pupa, un
bruco. Insomma, non in grado di andare né avanti né indietro. Ora è tutto
melassa pop. I più onesti lo dicono, lo ammettono di fare pop. Altri, la
maggioranza, no. Ma non si capisce cosa facciano e cosa vogliano fare. Di
sicuro fanno canzoni che non emozionano. È che, nella maggior parte dei casi
non interessano.
Volete
fare un gioco molto cattivo? Segnatevi dieci grandi canzoni del secolo scorso
(oh, guardate che non parlo della preistoria! Dagli anni '60 ai '90. Tagliamo
fuori gli anni zero, che non contano, e confrontatele a dieci canzoni che vi
piacciono adesso. Su, è semplice: dividete il foglio in due, a sinistra
scrivete:
Creuza de ma
Una notte in Italia
Mimi sarà
Un uomo a metà
La stazione di Zima
Un altro giorno è andato
Sad eyed lady of the lowlands
And the healing has begun
I'm a walrus
Festa di piazza
Creuza de ma
Una notte in Italia
Mimi sarà
Un uomo a metà
La stazione di Zima
Un altro giorno è andato
Sad eyed lady of the lowlands
And the healing has begun
I'm a walrus
Festa di piazza
Ho
scritto le prime dieci che mi sono venute in mente, rigorosamente una per ogni
grande autore (e ho lasciato fuori Conte, Cohen, Endrigo, Springsteen etc etc
etc). Ecco, io nella colonna di destra non saprei cosa metterci. Che ci metto?
Cosa dovrei metterci? Pacifico o Niccolò Agliardi? Che pure sono dignitosissimi
autori? O il futuro della musica sono altrettanto abili autori però più che
40enni come Alessio Lega, Federico Sirianni, Giambattista Galli, Luigi Maieron.
Ma valgono Dylan? Parlano del mondo come De André? Conoscono gli
imperscrutabili labirinti dell'animo umano o la povera gente o la rivolta di
classe, di ceto, di tensione politica? Ci sono solo due grandissimi nella
nostra epoca, in Italia che non si sa per quanto continueranno a fare il loro mestiere:
Davide Van De Sfroos e Max Manfredi. Il primo ha portato aria diversa, pur su
una base ritmico-armonica totalmente americana, il secondo, disgustato e un po'
cinico, osserva e poco si mischia. Negli anni-zero speranze avevo coltivato ne
La luce della centrale elettrica, rabbia e disperazione metropolitana, ma un
grande disco è stato seguito da un clone. Zibba, di Zibba non si può dire che
bene, ma ancora non ha dato quello che potrebbe e forse, forse, si badi bene,
non vuole darlo. Lo so che c'è tanta brava gente che scrive e fa canzoni, anche
troppa. Forse sulle canzoni bisognerebbe meditarci più a lungo prima di farle
uscire. Personalmente ho scritto più di 800 canzoni e nessuna mai vedrà la
luce, perché non ne vale la pena, perché il loro ambito è la cameretta o
qualche raro amico. Sarebbe bene forse se anche i nostri si tenessero più in
caldo le canzoni prima di farle uscire, pubblicandole solo quando e se esse
stesse si impongono con forza e allora è d"obbligo pubblicarle. Per il
resto siamo qua e viene naturale citare Alessandro Hellmann: "di cosa
parliamo quando parliamo d'amore?" E quando "non" parliamo
d'amore? La forza sono le storie, mi dicono? Non solo. Anche le idee, anche le
emozioni, ma più ancora bisognerebbe andare a chiedersi perché si fa una
canzone e quale sia il suo scopo. Per cantarla, che domanda! Ma allora, beati
miei, fate qualcosa che si possa cantare! Che abbia la gioia del canto dentro!
L'esplosione di un acuto, l'intimo di un sussurrato, una melodia che si ricordi
e si possa canticchiare! Sì, canticchiare! Perché De Andrè, Dylan, De Gregori,
Vecchioni, Jannacci e Fossati si canticchiano anche. Pure sotto la doccia.
Dateci ancora pezzi come "Bang bang" o "Io ho in mente te",
"Una ragazza in due", "Senza luce", "L'ora dell'amore"
o "Il pescatore", tutte canzoni che fa piacere cantare, perché il
canto è gioia. "Il mio canto libero", scriveva Battisti, uno che non
ne sbagliava una di melodia. È così, invece ora, il canto non è libero. È
avvinghiato, avvoltolato, involuto, nascosto e mortificato.
Certo, i grandi sono tutti morti o non stanno tanto bene. L'elenco è lungo, ma per un motivo o per l'altro resta solo De Gregori a rappresentare la grande stagione del cantautorato italiano. Morti Gaber, Jannacci, Endrigo, De André, Lucio Dalla; ritirati Guccini, Fossati e la De Sio; ridotto al silenzio Claudio Lolli; quasi uscito di scena Paolo Conte, resta indomito e ricco di carica e di cose da dire Goran Kuzminac. Un po' poco per reggere tutta la scena. La musica è finita, ma non ce ne dobbiamo preoccupare. Ogni grande genere ha avuto la sua epoca: il melodramma è durato tre o quattro secoli, ma alla fine si è estinto, l’Operetta ha avuto vita brevissima: dal 1870 al 1930: 60 anni, quasi come la canzone d’autore o da cantautore. Il jazz storico è pure durato 60 anni, dall’inizio del Novecento agli anni Sessanta, pur continuando a trasformarsi e a cambiare pelle, dando luogo a ramificazioni ulteriori, ora un po’ disseccate. Se entriamo nell’ambito del rock, il rock and roll in senso stretto non è andato oltre i due decenni (anni ‘40/60), il progressive non ha superato le soglie degli anni ’70, durando meno di 10 anni, come pure il punk, l’hard rock, il metal. Per non parlare di meteore come il grunge, il rock demenziale, lo ska, il reggae. Resistono inviolabili il folk (la musica popolare) e il blues che però hanno cambiato a loro volta forma tante di quelle volte da averne perso il conto. Se si sono estinti tanti illustri progenitori non è forse a rischio di estinzione la canzone stessa? Che poi non vuol dire il canto: la canzone così come percepita, con strofe o stanze, ritornelli o meno, bridge, introduzione e finale. La canzone pop fatta di melodia, armonia, tempo. No, sinceramente non c’è più nessuno che sa fare canzoni che possano durare e resistere al trascorrere degli anni. Poco male. Arriverà qualcosa d’altro. Qualcosa che sappia tenere conto dei differenti metodi di fruizione, dello spezzettarsi dell’attenzione, della gratuita presunta di quello che si ascolta. Chi vuole più pagare una canzone? Nessuno. Quando ero giovane l’unico modo per sentire la musica che mi interessava (i Pentangle, gli Steeleye Span, John Martyn, Richard Thompson, ma anche Johnny Cash e tutta la musica country, J.J.Cale e gli epigoni di Dylan) era comprarsi i dischi. Oppure registrarli (male) da qualcuno che li aveva comprati. Non c’erano radio per questa musica, né televisione. Solo pochi giornali e la carta non canta. Adesso basta accendere un computer, aprire un tablet e si ha tutta la musica del mondo a disposizione, tendenzialmente gratis. Marx spiegava tanti anni fa che i mezzi di produzione sono in ogni memento storico l’espressione del livello tecnico e delle esigenze produttive del momento stesso. Il mezzo fa il messaggio, insomma. E noi questo nuovo messaggio non l’abbiamo trovato e non riusciamo neanche a scorgerlo. Difficilmente la salvezza sarà nelle parole: speriamo nella musica. La musica è finita e forse non riprenderà mai. Ma qualcosa d'altro nascerà. Celebriamo il funerale della canzone d'autore con la massima dignità e restiamo ad aspettare che i tempi riprendano a cambiare e che le risposte siano di nuovo portate dal vento.
Certo, i grandi sono tutti morti o non stanno tanto bene. L'elenco è lungo, ma per un motivo o per l'altro resta solo De Gregori a rappresentare la grande stagione del cantautorato italiano. Morti Gaber, Jannacci, Endrigo, De André, Lucio Dalla; ritirati Guccini, Fossati e la De Sio; ridotto al silenzio Claudio Lolli; quasi uscito di scena Paolo Conte, resta indomito e ricco di carica e di cose da dire Goran Kuzminac. Un po' poco per reggere tutta la scena. La musica è finita, ma non ce ne dobbiamo preoccupare. Ogni grande genere ha avuto la sua epoca: il melodramma è durato tre o quattro secoli, ma alla fine si è estinto, l’Operetta ha avuto vita brevissima: dal 1870 al 1930: 60 anni, quasi come la canzone d’autore o da cantautore. Il jazz storico è pure durato 60 anni, dall’inizio del Novecento agli anni Sessanta, pur continuando a trasformarsi e a cambiare pelle, dando luogo a ramificazioni ulteriori, ora un po’ disseccate. Se entriamo nell’ambito del rock, il rock and roll in senso stretto non è andato oltre i due decenni (anni ‘40/60), il progressive non ha superato le soglie degli anni ’70, durando meno di 10 anni, come pure il punk, l’hard rock, il metal. Per non parlare di meteore come il grunge, il rock demenziale, lo ska, il reggae. Resistono inviolabili il folk (la musica popolare) e il blues che però hanno cambiato a loro volta forma tante di quelle volte da averne perso il conto. Se si sono estinti tanti illustri progenitori non è forse a rischio di estinzione la canzone stessa? Che poi non vuol dire il canto: la canzone così come percepita, con strofe o stanze, ritornelli o meno, bridge, introduzione e finale. La canzone pop fatta di melodia, armonia, tempo. No, sinceramente non c’è più nessuno che sa fare canzoni che possano durare e resistere al trascorrere degli anni. Poco male. Arriverà qualcosa d’altro. Qualcosa che sappia tenere conto dei differenti metodi di fruizione, dello spezzettarsi dell’attenzione, della gratuita presunta di quello che si ascolta. Chi vuole più pagare una canzone? Nessuno. Quando ero giovane l’unico modo per sentire la musica che mi interessava (i Pentangle, gli Steeleye Span, John Martyn, Richard Thompson, ma anche Johnny Cash e tutta la musica country, J.J.Cale e gli epigoni di Dylan) era comprarsi i dischi. Oppure registrarli (male) da qualcuno che li aveva comprati. Non c’erano radio per questa musica, né televisione. Solo pochi giornali e la carta non canta. Adesso basta accendere un computer, aprire un tablet e si ha tutta la musica del mondo a disposizione, tendenzialmente gratis. Marx spiegava tanti anni fa che i mezzi di produzione sono in ogni memento storico l’espressione del livello tecnico e delle esigenze produttive del momento stesso. Il mezzo fa il messaggio, insomma. E noi questo nuovo messaggio non l’abbiamo trovato e non riusciamo neanche a scorgerlo. Difficilmente la salvezza sarà nelle parole: speriamo nella musica. La musica è finita e forse non riprenderà mai. Ma qualcosa d'altro nascerà. Celebriamo il funerale della canzone d'autore con la massima dignità e restiamo ad aspettare che i tempi riprendano a cambiare e che le risposte siano di nuovo portate dal vento.
lunedì 2 settembre 2013
giovedì 23 maggio 2013
domenica 27 gennaio 2013
giovedì 24 gennaio 2013
sabato 27 ottobre 2012
Les bourgeois - Jacques Brel
I BORGHESI (Les bourgeois)
[Jacques Brel]
Il cuore ben al caldo,
gli occhi nella birra
dalla grassa Adrienne de Montalant
con l'amico Jojo
e con l'amico Pierre
andavamo a berci i nostri vent'anni.
Jojo si credeva Voltaire
e Pierre, Casanova
e io, io che ero il più fiero
io, io mi credevo me stesso.
E quando verso mezzanotte passavano i notai
che uscivano dall'Albergo dei Tre Fagiani
gli mostravamo il culo e le buone maniere
cantandogli:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie.
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano ...[coglioni (ma non viene pronunciato)]
Il cuore ben al caldo,
gli occhi nella birra,
dalla grassa Adrienne de Montalant
con l'amico Jojo
e con l'amico Pierre
andavamo a bruciarci i nostri vent'anni.
Voltaire danzava come un vicario
e Casanova non osava neanche
e io, io che rimanevo il più fiero
io ero sbronzo quasi quanto me.
E quando verso mezzanotte passavano i notai
che uscivano dall'Albergo dei Tre Fagiani
gli mostravamo il culo e le buone maniere
cantandogli:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie.
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano ...[coglioni (ma non viene pronunciato)]
Il cuore a riposo,
gli occhi bene a terra,
al bar dell'Albergo dei Tre Fagiani
con il dottor Jojo
e il dottor Pierre
tra noi notai si passa il tempo
Jojo parla di Voltaire
e Pierre di Casanova
e io, io che sono rimasto il più fiero,
io, io parlo ancora di me
ed è proprio uscendo verso mezzanotte, Signor Commissario,
che, ogni sera, dall'osteria della Montalant
dei rozzi giovinastri ci mostrano il didietro
cantantoci:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie,
- son loro che lo dicono, Signor Commissario -
I borghesi sono come i porci
più diventano vecchi e più .... Bah!
[Jacques Brel]
Il cuore ben al caldo,
gli occhi nella birra
dalla grassa Adrienne de Montalant
con l'amico Jojo
e con l'amico Pierre
andavamo a berci i nostri vent'anni.
Jojo si credeva Voltaire
e Pierre, Casanova
e io, io che ero il più fiero
io, io mi credevo me stesso.
E quando verso mezzanotte passavano i notai
che uscivano dall'Albergo dei Tre Fagiani
gli mostravamo il culo e le buone maniere
cantandogli:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie.
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano ...[coglioni (ma non viene pronunciato)]
Il cuore ben al caldo,
gli occhi nella birra,
dalla grassa Adrienne de Montalant
con l'amico Jojo
e con l'amico Pierre
andavamo a bruciarci i nostri vent'anni.
Voltaire danzava come un vicario
e Casanova non osava neanche
e io, io che rimanevo il più fiero
io ero sbronzo quasi quanto me.
E quando verso mezzanotte passavano i notai
che uscivano dall'Albergo dei Tre Fagiani
gli mostravamo il culo e le buone maniere
cantandogli:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie.
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano ...[coglioni (ma non viene pronunciato)]
Il cuore a riposo,
gli occhi bene a terra,
al bar dell'Albergo dei Tre Fagiani
con il dottor Jojo
e il dottor Pierre
tra noi notai si passa il tempo
Jojo parla di Voltaire
e Pierre di Casanova
e io, io che sono rimasto il più fiero,
io, io parlo ancora di me
ed è proprio uscendo verso mezzanotte, Signor Commissario,
che, ogni sera, dall'osteria della Montalant
dei rozzi giovinastri ci mostrano il didietro
cantantoci:
I borghesi sono come i porci;
più diventano vecchi e più diventano bestie,
- son loro che lo dicono, Signor Commissario -
I borghesi sono come i porci
più diventano vecchi e più .... Bah!
di questa canzone esiste una versione in italiano, cantata da Duilio Del Prete, in un cd doppio, intitolato "Duilio Del Prete canta Brel", per chi non lo conosce è un cd imperdibile - franz
mercoledì 20 giugno 2012
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